Domilien
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Retraite en CESU : vos trimestres et votre indemnité de départ

Payée en CESU, vous cotisez pour votre retraite comme tout salarié. Mais deux choses se jouent sans qu'on vous le dise : ce sont vos salaires DÉCLARÉS qui valident vos trimestres, et il existe une indemnité de départ à la retraite qui tient compte de toute votre carrière dans la branche — pas seulement de votre dernier employeur.

En bref — une salariée du particulier employeur cotise pour la retraite de base et la retraite complémentaire IRCEM. En 2026, il faut 1 803 € de salaire déclaré pour valider un trimestre, 7 212 € pour les quatre — tous employeurs confondus. Ce qui n'est pas déclaré ne compte pas. Au départ, l'indemnité conventionnelle est versée par l'IRCEM (et non par l'employeur) depuis 2023, sous condition de 10 ans dans la branche, et elle tient compte de toute votre carrière, pas du dernier employeur. (Sources officielles datées ci-dessous.)

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Oui, vous cotisez — deux fois

Chaque déclaration CESU alimente deux retraites : la retraite de base du régime général, et la retraite complémentaire de la branche, gérée par l'IRCEM. Vous n'avez aucune démarche à faire : les cotisations sont prélevées automatiquement sur chaque déclaration.

Valider un trimestre : une question de montant, pas de durée

C'est le malentendu le plus fréquent : on croit qu'il faut travailler trois mois pour valider un trimestre. Faux. Ce qui compte, c'est le montant du salaire soumis à cotisations dans l'année.

Pour valider… Salaire déclaré dans l'année (2026)
1 trimestre 1 803 €
2 trimestres 3 606 €
3 trimestres 5 409 €
4 trimestres (l'année complète) 7 212 €

Le seuil vaut 150 fois le SMIC horaire en vigueur au 1er janvier de l'année. On ne peut jamais valider plus de 4 trimestres par an, même en gagnant davantage.

Conséquence heureuse : en travaillant une partie de l'année seulement, on peut valider les 4 trimestres si le total atteint le seuil. Conséquence à surveiller : à temps très partiel, on peut travailler toute l'année et ne valider que 2 ou 3 trimestres.

Plusieurs employeurs : tout s'additionne

Vos salaires s'additionnent, tous employeurs confondus. Trois familles à 200 € par mois, c'est le même effet retraite qu'un seul employeur à 600 €. Le multi-employeurs ne vous pénalise pas — à condition que tout soit déclaré.

Voir gérer plusieurs employeurs en CESU.

⚠️ Ce qui n'est pas déclaré ne compte pas

C'est le vrai risque du travail à domicile. Une heure payée de la main à la main, ou « oubliée » dans la déclaration du mois, ne produit aucun droit : ni retraite, ni chômage, ni indemnités journalières. Sur une carrière, quelques heures par semaine non déclarées peuvent représenter des trimestres entiers.

Deux réflexes utiles : vérifier chaque mois que les heures déclarées correspondent aux heures faites (voir le piège des demi-heures arrondies), et consulter régulièrement son relevé de carrière sur info-retraite.fr pour repérer une année incomplète pendant qu'elle est encore régularisable.

L'indemnité de départ : demandez-la à l'IRCEM, pas à votre employeur

C'est le point que beaucoup ignorent, employeurs compris. Depuis le 1er janvier 2023, le particulier employeur n'a plus à calculer ni verser l'indemnité de départ volontaire à la retraite : c'est l'IRCEM Prévoyance qui la gère et la verse en une seule fois.

Les conditions, cumulatives :

  • 120 mois (10 ans) d'emploi dans la branche, continus ou non ;
  • et 60 mois (5 ans) dans la branche au cours des 84 mois (7 ans) qui précèdent le départ.

Son grand avantage : le montant tient compte de toutes vos périodes d'emploi et de tous vos salaires dans la branche — pas seulement de votre dernier employeur. Une carrière faite de plusieurs familles successives compte donc pleinement.

La demande se fait à partir du lendemain de votre départ effectif à la retraite (ou du jour où vous liquidez vos droits, en cas de cumul emploi-retraite). Ne l'oubliez pas : elle ne vous sera pas versée automatiquement.

Références officielles

Informations indicatives à jour au 26 juillet 2026. Les règles de retraite évoluent ; votre situation personnelle s'apprécie auprès de l'Assurance retraite et de l'IRCEM, qui seuls décident de vos droits.

Voir aussi, en cas de perte d'un employeur : vos droits au chômage en CESU.

Voir aussi, côté fiscal : déclarer ses revenus CESU aux impôts.

Comment utiliser cet outil

  1. 1 Vérifiez chaque mois que vos heures déclarées correspondent à vos heures réellement faites : seuls les salaires déclarés comptent.
  2. 2 Comptez vos trimestres : il faut 1 803 € de salaire soumis à cotisations pour en valider un en 2026 (7 212 € pour les quatre).
  3. 3 Consultez votre relevé de carrière sur info-retraite.fr pour repérer une année incomplète.
  4. 4 Au moment du départ : demandez votre indemnité conventionnelle directement à l'IRCEM, pas à votre employeur.

Questions fréquentes

Est-ce que je cotise pour la retraite en CESU ? +

Oui. Chaque déclaration faite par votre employeur sur cesu.urssaf.fr comporte des cotisations de retraite de base (régime général) et de retraite complémentaire (IRCEM, la caisse de la branche). Vous acquérez des droits comme tout salarié.

Combien faut-il gagner pour valider un trimestre ? +

En 2026, il faut 1 803 € de salaire soumis à cotisations pour valider un trimestre, soit 7 212 € pour valider les quatre trimestres de l'année. Le seuil correspond à 150 fois le SMIC horaire en vigueur au 1er janvier. Ce sont les MONTANTS qui comptent, pas le nombre de mois travaillés : on peut valider 4 trimestres en travaillant une partie de l'année seulement.

Mes heures non déclarées comptent-elles ? +

Non. Une heure payée « au noir » ou oubliée dans la déclaration ne génère aucun droit : ni retraite, ni chômage, ni indemnités maladie. C'est le risque principal du travail à domicile, et la raison de vérifier chaque mois que le déclaré correspond au réalisé.

Avec plusieurs employeurs, comment ça se compte ? +

Vos salaires s'additionnent : c'est le total déclaré dans l'année, tous employeurs confondus, qui détermine le nombre de trimestres validés. Plusieurs petits contrats peuvent donc valider autant de trimestres qu'un emploi unique, à condition que tout soit déclaré.

Qui verse l'indemnité de départ à la retraite ? +

L'IRCEM Prévoyance, et non votre employeur. Depuis le 1er janvier 2023, le particulier employeur n'a plus à calculer ni verser cette indemnité : c'est l'IRCEM qui la gère et la paie, en une seule fois. La demande se fait à partir du lendemain de votre départ effectif à la retraite.

Quelles conditions pour cette indemnité ? +

Il faut justifier de 120 mois (10 ans) d'emploi dans la branche, continus ou non, ET de 60 mois (5 ans) dans la branche au cours des 84 mois (7 ans) précédant le départ. Le montant dépend de vos périodes d'emploi et de vos salaires dans toute la branche — c'est là son grand avantage : elle ne se limite pas à votre dernier employeur.

Sources & vérification

✓ Informations vérifiées au regard des sources officielles — dernière revue : juin 2026. Les montants et règles indiqués sont indicatifs ; en cas de doute, l'URSSAF et votre bulletin CESU font foi.

Édité par Nicolas Granier — Entrepreneur individuel (micro-entreprise). Domilien est une application réelle de suivi CESU (calculs, planning, messagerie), pas un simple site d'articles — voir la démo.

Vérifiez que tout est bien déclaré

Ce qui n'est pas déclaré ne compte pas pour votre retraite. Domilien compare vos heures réellement faites et celles déclarées, employeur par employeur. Gratuit, sans inscription pour la démo.

Essayer la démo (sans inscription)

Domilien est un outil de suivi personnel. Il ne remplace pas le CESU, l'URSSAF ni un conseil professionnel.

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